Presse

Actuel RH : « Gojob, un nouveau venu dans le secteur de l’intérim »

Lire l’article original du magazine Actuel RH

10/01/2017.

La jeune pousse compte bousculer les codes du secteur, en proposant une offre 100% numérique, un système de recommandations des meilleurs intérimaires et une valorisation des compétences plutôt que des diplômes. Objectif affiché ? Lutter contre les discriminations criantes du marché du travail.

Plate-forme 100% numérique, mise en valeur du savoir-être plutôt que du diplôme et rabais d’au moins 30% sur les transactions… C’est avec ce positionnement radicalement différent de ses concurrents que Gojob souhaite partir à la conquête du marché de l’intérim. Créée en 2015, la jeune pousse est en passe de réussir son pari : elle table sur un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros d’ici à la fin de l’année. Et compte, d’ores et déjà, une cinquantaine de clients, des PME mais aussi de grands groupes, à l’instar de Vinci, La Poste ou encore de La Caisse d’Epargne. « Depuis début 2016, 500 intérimaires ont travaillé pour nous », se félicite Pascal Lorne, co-fondateur de l’entreprise avec Sophie Ghilini et Jean-Baptiste Demonte.

Autre différence notoire : les intérimaires présentent sur le site non pas leur CV mais leurs compétences : « je suis ponctuel », « rigoureux », « féru d’informatique »… Quant aux clients, ils peuvent noter les « gojobers » à la façon des acheteurs d’Ebay par le biais d’un système de recommandation, adjoint au site. Les intérimaires très appréciés remontent automatiquement en haut de la liste. L’ensemble du processus de recrutement se fait en ligne, de l’inscription à la signature du contrat jusqu’à l’envoi du bulletin de paie. Gojob se rémunère en prélevant une marge de 10% sur les contrats.

« Hacker le chômage »

Mais au-delà du commercial, l’entreprise, implantée à Aix-en-Provence, compte aussi apporter une « dimension sociale » à son métier. L’un de ses principales ambitions est de « hacker le chômage ». Autrement dit, « de mettre fin aux pratiques de discriminations criantes du marché du travail, tout en privant les entreprises de talents ». Notamment des quartiers sensibles. Aussi se présente-t-il volontiers comme un « collectif anti-chômage ». Pôle Emploi lui a, d’ailleurs, ouvert ses portes et notamment sa base de données. La jeune pousse peut contacter par SMS des demandeurs d’emploi dotés d’un profil en adéquation avec les offres des clients.

Levée de fonds

« Nous voulons bousculer les codes », insiste Pascal Lorne. Une habitude pour cet entrepreneur, âgé de 44 ans, qui a à son actif plusieurs créations d’entreprises. Après un diplôme d’ingénieur, obtenu en Allemagne et un MBA à EM Lyon, il part au Brésil comme directeur du développement de Renault. Deux ans plus tard, de retour en France, il co-fonde, en 1998, Ismap, précurseur de la cartographie sur le Web revendu très rapidement au fondateur de Nokia. Puis il lance Miyowa, en 2003, pionnier des applications mobiles de messageries instantanées, racheté, en 2012, 60 millions de dollars par Synchronoss, leader américain de la synchronisation de carnets d’adresses.

Il vient cette fois de lever 1,4 million d’euros, provenant des fonds d’investissement Breega Capital et Kois Invest. Il a également le soutien de Frédéric Mazzella (Blablacar), Jean-Baptiste Rudelle (Criteo) et de Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister). Des débuts plus que prometteurs…

  • Secteur d’activité : recrutement
  • Date de création : septembre 2015
  • Nombre de salariés : 17
  • Chiffre d’affaires : 5 millions d’euros (prévisionnel 2017 )
  • Siège : Aix-en-Provence

.