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Les Echos : « Soutenu par Mazzella, Rudelle et PKM, Gojob veut ubériser l’emploi »

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Après le transport et l’hôtellerie, le marché de l’emploi est l’un des prochains sur la liste à devoir réformer ses règles de fonctionnement pour s’adapter aux mutations de l’économie. Le fondateur de Gojob, Pascal Lorne, veut être le premier à « hacker le système ». Avec le soutien de parrains VIP : Frédéric Mazzella, président-fondateur de BlaBlaCar, Jean-Baptiste Rudelle, à la tête de Criteo, et Pierre Kosciusko-Morizet, pionnier du e-commerce en France, qui viennent d’entrer à son capital à hauteur de 200.000 euros et au titre de cofondateurs.

Serial entrepreneur (Ismap, Miyowa), Pascal Lorne inaugure ces jours-ci sa plate-forme d’intermédiation entre entreprises, travailleurs et chercheurs d’emploi pour faciliter l’embauche sur la base des seules qualifications, dans le cadre de missions ponctuelles précises. Dans ce nouveau modèle, le CV disparaît. Comme les loueurs et les vendeurs occasionnels en ligne, les indépendants réunis sur ce réseau social de contractualisation seront notés sur leurs aptitudes validées lors de précédentes missions. Les employeurs : entreprises ou particuliers, pourront effectuer leurs recherches avec des filtres inhabituels.

Mutualiser le travail partagé

« On digitalise le bouche-à-oreille », résume le patron. Des concurrents existent déjà, comme Upwork, plate-forme d’intermédiation de freelance, ou oDesk, qui vend des services externalisés. Mais Gojob veut mutualiser le travail partagé en embauchant lui-même les meilleurs éléments qui bénéficieront d’une mutuelle, de Ticket Restaurant… L’expérience démarre à Marseille, où Pascal Lorne espère réunir une communauté de 10.000 travailleurs pour alimenter quelques centaines d’employeurs. Il se rémunérera par une commission fixe de 10 % du montant du salaire.