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Aix-en-Provence : La start-up Gojob propose 25.000 emplois intérims dans toute la France
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Aix-en-Provence : La start-up Gojob propose 25.000 emplois intérims dans toute la France

Basée à Aix-en-Provence, l’agence d’intérim 100 % digitale Gojob a récemment levé 11 millions d’euros.
11 mars 2020
20 minutes
Sommaire
  • La majorité des gojobers ? Des jeunes de 18 à 25 ans
  • Un marché à 27 milliards d’euros

Sur l’écran, devant la porte d’entrée, le nombre de « gojobers » du jour est actualisé en temps réel. Ils sont 764 à occuper ce vendredi-là un emploi intérimaire via Gojob, l’agence intérim 100 % digitale basée à Aix-en-Provence. « Nous avons actuellement 25.000 offres à saisir sur tout le territoire français, l’an passé nous en avions 10.000 », annonce tout sourire son fondateur Pascal Lorne.

Une belle croissance pour cette start-up fondée en 2015, qui a récemment levé 11 millions d’euros et table sur un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2020. Et un sacré coup de jeunesse numérique apporté au secteur de l’intérim : « Comme sur Tinder, on peut postuler depuis son canapé, lance Pascal Lorne. Dans les zones reculées, cela permet de recruter des profils qu’on ne toucherait pas autrement. »

Pas question, pour autant, de céder au modèle Uber, qu’il qualifie de « sous-esclavage moderne ». Pascal Lorne croit pour ses 100.000 « gojobers » aux vertus du contrat de travail en bonne et due forme. Pour lui, le « contrat d’intérim est le modèle gagnant » et les économies réalisées par l’absence d’agences physiques permettent de payer 15 euros brut en moyenne de l’heure un intérimaire, soit plus que le SMIC et les acteurs traditionnels du marché, plutôt autour de 12 à 13 euros de l’heure. Gojob a en outre développé une application, baptisée « Mon Cash », qui permet de toucher une partie du salaire avant la fin de la mission. Pour payer par exemple le transport entre le domicile et le travail, qui peut être un frein à l’emploi.

Le bus Gojob lors de son étape à Salon de Provence - Gojob

La majorité des gojobers ? Des jeunes de 18 à 25 ans

Au départ de Gojob, il y a cette volonté « de donner du boulot aux jeunes de banlieue, qui paie bien et soit intéressant ». De retour de San Francisco, où il a notamment revendu deux entreprises au Nasdaq, Pascal Lorne retrouve une France à 11 % de taux de chômage. Optimiste dans l’âme, il décide de s’attaquer au front de l’emploi et de l’inclusion sociale. Aujourd’hui, il se félicite de ce que « 81 % des gojobers étaient au chômage depuis plus de six mois » et qu’une grande majorité soient « des jeunes de 18-25 ans non diplômés ».

Aux recruteurs qui sillonnent pour Gojob la France – appelés « talent agent », on reste dans la novlangue des start-up – il donne une feuille de route claire : moins que le CV, c’est la motivation qui compte. « On recherche des intérimaires qui ont envie de bosser, qui sont ponctuels et capables de travailler en équipe. » Un bus « Gojob » sillonne aussi la France, souvent en partenariat avec les missions locales et Pôle emploi. Comme tous les acteurs du marché du travail, Pascal Lorne assure avoir « deux fois plus de postes que de gens qui les acceptent. »

Un marché à 27 milliards d’euros

Gojob n’est pas le seul sur le secteur de l’intérim digital, qui compte aussi Brigad (spécialisé dans l’hôtellerie-restauration), Mistertemp' ou Iziwork. « Un de nos meilleurs clients est Peugeot, où nous avons actuellement une centaine d’intérimaires, certains en poste depuis un an et demi », répond aussi Pascal Lorne, quand on l’interroge sur la qualité et la durée des missions proposées. Sur les 25.000 emplois actuellement à pourvoir, 10.000 concernent la logistique et 6.000 l’automobile et l’industrie. De quoi bousculer dans les filets les Adecco, Manpower et autres Ramstad, qui continuent tout de même de se partager le gros du gâteau : le marché de l’intérim est évalué à 27 milliards d’euros.

« Par rapport à ces acteurs traditionnels, la plus-value des plateformes 100 % numériques est d’être capable d’allouer en quelques clics un intérimaire, quand les autres vont mettre plus de temps de répondre à un besoin », avance Olivier Lemesle, directeur d’études chez Xerfi et auteur du rapport « Le marché de l’intérim digital à l’horizon 2022 ». Reste que, selon lui, un modèle hybride est en train de se développer. « De plus en plus, les start-up ont tendance à proposer une qualification en agence, explique-t-il. Il faut s’assurer de la qualité des intérimaires. S’il n’y a pas de suivi, il y a une dégradation de l’offre et de l’image. On est aussi dans un secteur à effet de réseau. Le premier qui arrive à avoir un large réseau d’intérimaires va davantage attirer le client. »

Olivier Lemesle cite aussi la concurrence de Facebook et Google, qui développent leur propre plateforme d’emploi. Pas de quoi décourager Pascal Lorne, qui est aussi président de la Aix-Marseille French Tech. « C’est la première fois que je suis sur un projet sur lequel il n’y a aucun frein, la demande est énorme », assure-t-il.

Dehors, c’est l’heure du déjeuner et des salariés sortent guitare et oud pour la pause au soleil. La plupart sont développeurs, certains venus de Paris, et les bureaux actuels deviennent étroits pour la centaine de personnes qui ont rejoint l’aventure. Bientôt, l’équipe va traverser la rue pour s’installer dans un nouveau bâtiment. « En cinq ans, on a déménagé cinq fois », s’amuse Pascal Lorne, dont le prochain défi est certainement de conserver l’esprit start-up, tout en grandissant.

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