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Coronavirus : « J'ai bu ma bière de travers aux premiers mots du Président »
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Coronavirus : « J'ai bu ma bière de travers aux premiers mots du Président »

CHRONIQUE DU VIRUS : Avec sa start-up de travail temporaire en ligne, Pascal Lorne est sur le front de l'emploi précaire. Il nous confie son journal de bord, chronique d'un social entrepreneur dans la tourmente. Verbatim.
18 mars 2020
Les Echos
Sommaire
  • Ascenseurs émotionnels

« Après l'allocution d'Emmanuel Macron, ma société Gojob a perdu deux tiers de son activité dans la journée. La vieille, j'avais convoqué mon comité de direction en salle de crise pour élaborer notre stratégie de guerre. Nous avons listé les menaces techniques, sanitaires et économiques à venir, étudié les plans d'action et préparé les messages pour nos équipes. Ma société de travail temporaire en ligne Gojob emploi directement 100 collaborateurs et travaille avec 10.000 salariés intérimaires.

J'ai bu ma bière de travers aux premiers mots du président. Il était évident que tous ceux que nous employions dans la restauration et le service à la personne et aux entreprises devraient rentrer chez eux. Ce crève-coeur s'est confirmé dès l'aube. Puis les mauvaises nouvelles se sont enchaînées : vers 10 heures, Eiffage a confirmé l'arrêt de ses chantiers de BTP : -5 % de chiffre d'affaires.

Malgré le choc, on s'est tous mobilisés pour trouver des solutions intérim à notre plus gros client, PSA. Mais trois heures plus tard, le groupe annonçait la fermeture de toutes ses usines en Europe : -15 %... Ca a continué ainsi jusqu'au soir, entre espoir et déception.

Ascenseurs émotionnels

Dans ma vie d'entrepreneur, j'ai déjà connu ces ascenseurs émotionnels et ça m'a joué un tour au début de cette crise. Quand la grippe H1N1 s'est répandue en 2009, j'étais à la tête de la société Miyowa. On avait fait de nombreuses dépenses préventives et des réunions à n'en plus finir, pour rien. Ca avait été la même chose avec le bug de l'an 2000.

Alors quand Covid-19 a pointé son nez, je dois l'admettre, j'ai cru à une nouvelle prophétie du malheur et j'ai dénié les premières demandes de télétravail de mes salariés. Et puis peu à peu, des dizaines de nos clients ont allumé des signaux en rouge.

Après ce tsunami, on doit remobiliser nos équipes. Ca ne me fait pas peur : je suis montagnard, je donne le meilleur de moi dans la tempête. Pour conduire une cordée en difficultés, il faut de la cohésion, de la détermination et de la confiance. Ce sont les trois messages que je martèle depuis. Par chance, nous avons réalisé une importante levée de fonds en janvier qui nous permet d'aborder sereinement les 24 prochains mois. Mais comme personne ne sait comment la situation peut évoluer, nous travaillons déjà sur des scénarios d'économie pour tenir plus longtemps. »

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