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Les 10 fausses idées reçues sur l’intérim

Depuis plusieurs années déjà, le marché de l’intérim en France a fortement évolué. En 2018, il pesait en effet plus de 24 milliards d’euros. Digitalisation des services, expansion de l’offre sur le territoire national ou encore montée en gamme, le secteur de l’intérim est en pleine mutation. Certains clichés persistent pourtant et de fausses idées reçues sont toujours présentes dans les esprits. Véritable acteur de l’économie et de l’emploi, le contrat intérim a toute sa place aux côtés des indétrônables CDI et CDD. Il est donc temps de mettre un terme aux fausses idées reçues sur l’intérim.

Les missions intérim ne concernent que des emplois non qualifiés

Les entreprises sont toujours plus nombreuses à avoir recours à ce contrat et l’offre s’est donc élargie. Ce ne sont désormais plus uniquement les secteurs de l’industrie, du transport ou de la logistique qui font appel à des intérimaires. Le milieu médical et le tertiaire recherchent également des travailleurs temporaires. Ne soyez donc pas étonné de trouver une offre d’emploi d’assistant dentaire ou de responsable du service radiologie côtoyer celles de conducteur de grue ou de chef de chantier.

L’intérim cadre a également la côte comme en témoigne la progression de 2,1% du nombre de contrats cadre et professions intermédiaires au cours du premier semestre 2019*. Chef comptable ou responsable supply chain sont désormais des emplois que proposent couramment les entreprises de travail temporaire (ETT). De Paris à Marseille en passant par Lyon, la demande de salarié intérimaire couvre désormais toute la France.

On ne choisit pas de travailler en intérim

La majorité des intérimaires ne subissent pas leur statut, bien au contraire. Travailler sous contrat intérim est souvent un choix bien réfléchi. Contrairement au CDD de longue durée ou au CDI, le travail en intérim permet une plus grande flexibilité. C’est l’idéal pour des personnes en reconversion professionnelle ayant repris des études ou pour celles qui souhaitent avoir un complément de revenu par exemple. Être salarié intérimaire permet de concilier plus facilement sa vie personnelle avec sa vie professionnelle grâce à des offres de missions aux durées variées.

Obtenir une mission est beaucoup plus rapide et plus simple. Ainsi, pour les jeunes diplômés ou les personnes ayant peu ou pas d’expérience en entreprise, un travail en intérim est un véritable moyen d’accéder au marché de l’emploi. C’est également un très bon moyen de sortir du chômage.

Les intérimaires ont une vie précaire

En France, le contrat intérim est strictement encadré par la loi. Les intérimaires bénéficient donc de la protection du code du travail. En outre, l’association à but non lucratif du FASTT (Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire) aide et accompagne les salariés en intérim à travers leurs différentes offres : service d’aide au logement, prêt d’un moyen de locomotion ou aide à l’achat d’un véhicule, accompagnement en cas d’arrêt maladie…

Preuve que les clichés sont tenaces, encore trop de personnes pensent que le contrat intérim rime avec précarité. Pourtant, le salaire d’un intérimaire est souvent plus élevé que celui de ses collègues de travail en CDI au même poste que lui au sein de la société où il effectue sa mission. En plus de son salaire, il perçoit également des indemnités de fin de mission et de congés payés. En outre si son équipe bénéficie d’une prime (prime de rendement, de froid, etc.), le code du travail énonce clairement qu’il doit lui aussi en profiter. C’est ainsi que la rémunération brute en euros d’un salarié intérimaire est souvent supérieure.

Travailler avec une agence intérim est contraignant

La demande d’intérimaires étant plus forte, de nouveaux acteurs sont aujourd’hui présents sur le marché et sont de sérieux concurrents aux agences traditionnelles. L’agence intérim en ligne impose depuis quelques années son nouveau modèle. Avec des processus entièrement digitalisés, cette entreprise de travail temporaire 2.0 séduit autant ses clients que les nouvelles générations.

Grâce à des moyens totalement innovants, elle est capable de proposer à ses clients une sélection de candidats qui correspondent parfaitement au poste à pourvoir, et ce de manière très rapide. Quel que soit le secteur de la société ou sa localisation géographique, l’entreprise de travail temporaire digitale pourra autant proposer un responsable comptable à Paris qu’un assistant dentaire à Montpellier ou un chef d’équipe en logistique à Strasbourg.

Côté salarié, vous n’aurez plus besoin de vous déplacer en agence puisque tout est digital. Vous pourrez effectuer votre recherche d’emploi de chez vous ou d’un café directement depuis votre ordinateur ou l’application mobile de l’ETT. Toutes vos données seront également stockées sur sa plateforme numérique, vous n’aurez donc plus besoin de passer des heures près de l’imprimante pour constituer plusieurs dossiers. En outre votre CV sera directement visible par le recruteur de la société que vous visez. Une prise de contact plus rapide qui facilite donc la signature des contrats de mission.

Les intérimaires n’ont pas accès à la formation

Comme vous vous en doutez, cette affirmation est fausse. Certaines ETT possèdent un budget formation qu’elles utilisent afin d’accroître les connaissances et compétences de leurs intérimaires. La fidélisation des salariés au sein d’une société est une réelle problématique de la part des recruteurs, qu’ils soient en CDI, en CDD ou en mission intérim. Par ailleurs, les entreprises ayant des difficultés à trouver un salarié temporaire car le profil est pénurique sont prêtes à payer la formation nécessaire à la prise de poste.

Selon le domaine d’activité et l’emploi visé, certaines certifications sont connues. C’est notamment le cas du CACES qui permet au salarié de pouvoir être conducteur d’engins. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre agence.

Seuls les jeunes sans diplôme sont intérimaires

Comme nous l’avons dit précédemment, les demandes de contrats intérimaires concernent de plus en plus des métiers qualifiés et issus de nombreux domaines : assistant dentaire, chef comptable, etc. S’il est vrai que beaucoup de jeunes sans formation travaillent sous contrat intérim, les profils seniors arrivent sur le marché (est considéré comme senior, une personne de plus de 45 ans). S’ils apprécient le travail temporaire, c’est que cela leur permet une transition plus douce vers la retraite. En effet, retrouver un CDI en fin de carrière est beaucoup plus difficile que d’obtenir une mission à durée limitée. Ils peuvent également se servir des missions afin de compléter le salaire qu’ils perçoivent pour leur retraite.

De par leur expérience du métier, les seniors sont très appréciés des recruteurs. Ils peuvent devenir de véritables mentors et former toute une équipe.

L’intérim est mal perçu par les recruteurs

Bien au contraire, un intérimaire qui enchaîne les missions a acquis beaucoup plus d’expérience qu’un jeune salarié en CDI. Son profil et son CV bien rempli sont donc en tête de recherche des recruteurs. Un salarié intérimaire peut être soit expert dans son domaine en ayant toujours exercé le même métier au cours de ses missions, soit être totalement polyvalent en ayant opté pour des missions sur des secteurs et des emplois variés. Dans les deux cas, ce sont des profils fortement convoités.

L’intérim ne permet pas d’accéder à un CDI

Avec un CV enrichi, un salarié ayant fait de l’intérim ne peut que plaire aux recruteurs. Comme nous l’avons souligné dans le point précédent, un profil avec de nombreuses expériences en entreprise est fortement plébiscité. Grâce à l’intérim, vous aurez donc plus de chances de décrocher un CDI.

Certains recruteurs extrêmement satisfait du savoir-faire de leur intérimaire et de son intégration au sein de l’équipe n’hésitent pas à créer un poste sous contrat à durée indéterminée afin de conserver le salarié. Surtout lorsque le métier en question est pénurique.

L’intérim c’est souvent des contrats courts

Cette idée reçue demeure et pourtant ce n’est plus le cas. L’offre des missions s’est désormais élargie et il est tout à fait possible de trouver des missions très courtes mais aussi très longues. C’est le cas si une société cherche à remplacer l’un de ses salariés en congés maladie de longue durée ou une employée partie en congés maternité. Les postes de responsable ou de cadre proposent le plus souvent un emploi avec une durée plus importante.

10 Les intérimaires travaillent mal

Cette dernière affirmation compte parmi les clichés les plus vivaces. Cela est dû en partie au taux de no-show plus important qu’avec des contrats en CDI ou CDD. Pourtant, un intérimaire est souvent beaucoup plus motivé car il sait qu’il n’a que peu de temps pour réaliser sa mission. En outre, s’il veut se voir proposer des missions de la part de son ETT, il a tout intérêt à laisser une bonne image auprès des sociétés dans lesquelles il travaille. Le chômage n’étant pas une option pour lui.

// En conclusion

Vous connaissez désormais les principaux clichés qui subsistent sur le contrat intérim et pourrez apporter une justification solide à tous les détracteurs. Et vous, avez-vous déjà envisagé de travailler en intérim ?

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* : chiffres de Prism’Emploi