En 2026, l’intérim reste en retard sur le digital : près de 90 % des 25 leaders proposent une application mobile mais l’intérim digital ne pèse que 5 % des revenus du travail temporaire et devrait atteindre 7 à 10 % en 2030. C’est l’enseignement de l’étude Xerfi « La transformation digitale de l’intérim à l’horizon 2030 », publiée en juillet 2026, à laquelle Gojob, agence d’intérim nouvelle génération, a contribué. Décryptage des points clés.
Où en est la digitalisation de l’intérim en 2026 ?
Selon Xerfi, le contexte n’a jamais été aussi favorable : besoin de productivité, exigence de réactivité des clients et engouement autour de l’IA poussent tout le secteur à se transformer.
- Les parcours se dématérialisent. Près de 90 % des 25 leaders de l’intérim proposent désormais une application mobile aux intérimaires.
- L’IA devient un standard. Préqualification, vérification des disponibilités, matching : ces outils, encore différenciants aujourd’hui, deviendront « un prérequis en matière de compétitivité ».
- Le digital progresse plus vite que le marché. Les offres d’intérim digital pesaient 5 % des revenus du travail temporaire en 2025; elles atteindront 7 à 10 % en 2030.
- Les équipes se recentrent sur l’humain. En automatisant le sourcing et l’administratif, le digital libère du temps pour la relation client et la qualification des besoins. Le choix final du candidat reste celui du recruteur.
Quels risques pour les agences d’intérim qui tardent à se digitaliser ?
L’étude est claire : malgré les progrès, « l’intérim accuse encore globalement un retard important en matière de digitalisation ». Les acteurs qui n’ont pas fait leur transformation s’exposent à trois freins majeurs.
- La dette technique. Beaucoup d’entreprises de travail temporaire tournent encore sur des systèmes vieux de plusieurs décennies (type AS-400). Résultat : une donnée difficile à exploiter et des nouveaux outils longs et coûteux à intégrer.
- La dépendance technologique. S’appuyer uniquement sur des solutions externes expose à des hausses de prix et à une perte de contrôle. Les tarifs de certains jobboards ont augmenté de 8 à 12 % par an depuis 2022, puis de 16 % en 2026.
- Un déficit de compétitivité. Quand l’IA devient la norme pour préqualifier et matcher, ceux qui n’en disposent pas perdent en réactivité, un critère de plus en plus décisif pour les clients.
Comment l’IA est-elle utilisée en intérim ?
Pour Xerfi, la transformation passera moins par des agences 100 % numériques que par l’alliance d’outils digitaux et de relation humaine. C’est précisément le modèle de Gojob, cité dans l’étude comme l’un des rares spécialistes du digital à s’être durablement ancrés dans le paysage.

Au cœur de ce modèle : Aglae, l’IA propriétaire de Gojob, déployée sur 100 % de son activité
- Plus de 80 critères analysés pour le matching (disponibilité, distance, certifications, compétences…).
- 10 millions de candidatures traitées par l’IA depuis le lancement
- Un relais humain systématique dès qu’une situation sensible se présente ou que le candidat le demande (IA certifiée ISO 42001, norme de management des systèmes d’IA).
Libérés des tâches administratives, les équipes Gojob peuvent réallouer leur temps là où il compte vraiment sur le terrain, pour être toujours au plus proche des clients et des intérimaires.
Questions fréquentes
En résumé
La digitalisation de l’intérim n’est plus une promesse : c’est une condition de compétitivité. Les gagnants de 2030 seront ceux qui combinent une technologie maîtrisée et une vraie proximité terrain.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Leaders de l’intérim proposant une application mobile aux intérimaires | Près de 90 % des 25 leaders |
| Part de l’intérim digital dans les revenus du travail temporaire, 2025 | 5 % (1,2 Md€) |
| Part attendue en 2030 | 7 à 10 % |
| Hausse des tarifs de certains jobboards depuis 2022 | 8 à 12 % par an, puis 16 % en 2026 |
Vous voulez accélérer votre transformation ?
Pour aller plus loin
- L’étude Xerfi « La transformation digitale de l’intérim » (juillet 2026)
- Toutes les études Xerfi Recrutement et RH
- L’application mobile de Gojob pour les intérimaires : Apple – Android
Source : Xerfi, « La transformation digitale de l’intérim — Perspectives du marché à 2030 », juillet 2026 ; entretien de Benjamin Vallat avec Xerfi, juin 2026 ; données internes Gojob – 2025.







